mardi 14 octobre 2008

Eh bouffon, nique Taser…

Cette histoire pourrait bien recevoir la palme de l'hypocrisie, enfin pas l'histoire en elle-même non, mais son initiateur oui, en tout cas, elle est nominée pour le grand vote.

Bien, pour éviter de me retrouver dans le même panier à salade que M. Besancenot ou Mme Aubry, je me vois dans l'obligation de ne pas citer le nom de cette entreprise spécialisée dans la fabrique de pistolets à impulsions électroniques…

Le problème, c'est que cette marque est devenue un nom commun, et que la meilleure façon d'être certain de bien être compris n'est autre que d'appeler un chat un chat, et donc d'appeler cette saloperie de flingue un Taser…

Aujourd'hui, je découvre amusé, que le P.D.G. de la filiale française venait d'être accueillis en garde à vue pour une sombre histoire d'espionnage à l'encontre de M. Besancenot, c'est marrant comme les retours de bâtons me font sourire ces derniers temps.

Cher M. le P.D.G. en question, j'espère que votre garde à vue va se prolonger pour le bon déroulement de l'enquête, j'ai même rêvé que vous vous rebelliez dans votre cellule et que pour vous calmer, les gardiens de la paix n'avaient eu d'autre choix que de vous appliquer un ou deux coups de se fabuleux appareil qui tous les jours sauve tant de vies.

Je n'ai bien sûr jamais souhaité le mal pour quiconque, et j'ai toujours eu la mauvaise idée d'aimer mon prochain, mais je n'en reste pas moins humain et j'ai mes limites.

Les quelques tentatives que vous avez intentées contre les rares personnes qui ne trouvaient pas votre arme si inoffensive que ça, en vous appuyant sur la très médiatique déclaration diffamatoire, ne vous ont pas rendu service.

Certes, on ne peut pas prouver à 100 % que votre saloperie est l'unique responsable de la mort des personnes qui ont été gentiment sauvées d'une mort certaine par balle grâce à votre arme qui sauve des vies tous les jours…

Si ce n'est qu'avant de rencontrer votre sauveuse de tous les jours, ces personnes étaient vivantes, et qu'une fois la confrontation passée, elles l'étaient déjà beaucoup moins.

Une chose est sûre néanmoins, grâce à votre sacrifice, nous savons désormais que certaines personnes sont prêtes à bien des bassesses pour pouvoir imposer leurs armes, et nous savons maintenant aussi qu'il ne faut surtout pas dire ce que l'on pense d'une machine tueuse si l'on à pas une chiée d'arguments imparables. Au moindre doute la procédure se retourne contre le citoyen, culotté d'avoir osé donner son point de vue sur une saloperie d'arme.

Et si je déclarais ici même que les Chars Leclerc sont dangereux pour la santé de ceux qui pourraient se retrouver sous leurs trains de roulement, je risque un procès en diffamation de la part de la famille du Général ?

Votre mort aurait eu deux effets, le premier de prouver une bonne fois pour toute que votre appareil est une saloperie sans nom, et le deuxième de nettoyer notre belle planète d'un grain de sable plus que futile.

Mais bon, je ne suis pas franchement certain que le Taser soit le meilleur truc à utiliser contre les hypocrites, alors que notre belle guillotine rouille bêtement dans un garage…

Bon, comme vous êtes encore vivant, pourriez-vous répondre à cette bête question :

M. Rannucci est-il mort d'une erreur judiciaire, ou suite de ses blessures par guillotine ?

En attendant, votre site est en vrac, mais ce doit être un autre hasard improuvable…

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